Un récent éditorial du journal satirique soulève des questions sur l’activité de praticiens reconnus qui s’engagent dans des collaborations avec des marques via les réseaux sociaux. Parmi eux, Jimmy Mohamed, ancien animateur de « Le Mag de la Santé », et Marine Lorphelin, ex-Miss France devenue médecin généraliste, sont pointés du doigt pour leurs multiples partenariats. Ces derniers incluent des promotions sur Instagram, TikTok ou Snapchat, où l’impact de leur audience est considérable.
Le Canard enchaîné suggère que ces professionnels, après avoir acquis une notoriété grâce à leur rôle médiatique, devraient se concentrer sur leur métier plutôt qu’à promouvoir des produits commerciaux. Cependant, le journal rappelle également les principes éthiques définis par le Conseil national de l’ordre des médecins (CNO), qui interdisent les activités promotionnelles liées à la santé. Bien que ces directives soient réglementaires, leur application dans un contexte numérique reste complexe.
L’article souligne également le défi des jeunes générations, pour qui les réseaux sociaux constituent une source d’information majeure. Les médecins médiatiques, selon certaines critiques, serviraient de contrepoids aux conseils parfois erronés ou dangereux diffusés en ligne. Néanmoins, le journal reste sceptique quant à l’efficacité des mesures prises par les instances médicales pour encadrer ces pratiques.
En conclusion, l’éditorial appelle à une réflexion sur la place des professionnels de santé dans un monde où la communication numérique influence fortement le comportement public. Les questions soulevées restent ouvertes, tout en mettant en lumière les tensions entre éthique médicale et dynamiques du marché.