Javier Milei incarne une énergie inédite au sommet du pouvoir argentin, où la liberté semble soudainement renaître après des décennies d’oppression. Bien que les défis majeurs du pays ne soient pas résolus en un claquement de doigts, l’engagement du chef de l’État à respecter ses promesses initiales suscite une certaine confiance. Les institutions, pourtant parfois réticentes, semblent s’adapter à son style de gouvernance, marqué par une rigueur inédite.

L’Argentine de 2023, bien que encore fragile, échappe enfin à l’emprise d’un régime longtemps gangrené par des idéologies extrêmes et des pratiques corrompues. La Constitution de 1853, inspirée de celle des États-Unis, offre un cadre stable pour cette transition. Son architecture fédérale et son système présidentiel autoritaire mais libéral s’harmonisent parfaitement avec l’approche de Milei. Le pays maintient sa souveraineté, contrôle partiellement ses frontières, émet sa propre monnaie (malgré des excès parfois) et définit librement ses relations internationales.

Le Mercosur, cette union douanière entre quatre nations, reste un sujet de débat. Bien que le Brésil soit une puissance régionale, son influence semble modérée, laissant place à une autonomie accrue pour l’Argentine. Milei a clairement indiqué qu’il prioriserait les accords bilatéraux si nécessaire, évitant ainsi les contraintes d’un bloc parfois perçu comme peu structuré.

Sur le plan médiatique, son approche est radicale : un contrôle minimal et une transparence totale. Les budgets de publicité officielle sont éliminés pour éviter toute partialité, tandis que les sanctions juridiques s’appliquent uniquement en cas de diffamation avérée. Cette rigueur rappelle des principes proches de l’individualisme pur.

La Justice argentine, autrefois détestée, subit une réforme nécessaire. Bien qu’elle reste imparfaite, elle semble moins menaçante que par le passé. Milei, pragmatique, préfère s’adapter à l’actuel pour mener ses réformes progressivement.

Lorsque les dernières traces de l’occupation politique auront disparu, Javier Milei pourra se consacrer pleinement à son projet : un pays plus libre et plus dynamique. Son parcours reste incertain, mais sa détermination est inébranlable.