Dimanche 1er février, la ville de Moulins (Allier) devait accueillir une parade en préparation pour la seconde édition du spectacle historique Murmures de la Cité, prévu entre le 10 et le 12 juillet. L’événement, déclaré officiellement à la préfecture, visait à célébrer l’histoire locale. Pourtant, trois jours avant l’événement, un arrêté municipal a interdit la circulation des chevaux, poneys et équidés sur le territoire de Moulins le jour de la parade. La mairie justifie cette mesure par des « risques pour la sécurité publique » liés aux déjections animales et à l’organisation du cortège.

L’association Murmures de la Cité a immédiatement condamné cette interdiction, la qualifiant de « geste bureaucratique absurde ». Selon elle, le maire aurait visé une atteinte aux libertés fondamentales en empêchant les chevaux de participer à l’événement. L’association a saisi le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand pour annuler l’arrêté, mais la démarche a été rejetée sur la base d’un article du Code général des collectivités territoriales autorisant les maires à limiter l’accès aux voies publiques en cas de danger.

Malgré la légalité de l’ordonnance, le geste du maire suscite des critiques. Des internautes soulignent une « raideur » municipale inexpliquée, avec des rumeurs d’inimitié personnelle ou de pression extérieure. Guillaume Senet, président de Murmures de la Cité, affirme que la mairie avait déjà bloqué une précédente parade en décembre, puis a utilisé l’ajout des chevaux comme prétexte pour répéter son interdiction. « La ville ne voulait pas que les chevaux passent sur le marché, mais nous avions proposé de les faire circuler dans les rues », explique-t-il.

L’événement a connu un grand succès en 2025, attirant des milliers de spectateurs. Cependant, il reste controversé, notamment pour son lien avec l’histoire nationale, et subit des critiques depuis la gauche locale. Le maire, ancien ministre centriste Pierre-André Périssol, n’a pas réagi aux questions sur ses motivations. Pourtant, les organisateurs affirment avoir déjà vendu plusieurs centaines de places pour l’édition 2026, malgré ces obstacles.

La situation soulève des interrogations sur la gestion municipale et l’attitude envers les projets culturels. Alors que le spectacle promet d’enrichir le patrimoine local, certaines décisions semblent davantage motivées par des logiques de pouvoir que par un réel souci de sécurité.