La chef du gouvernement danois a ouvert la nouvelle année en lançant un message sans ambiguïté : les individus étrangers condamnés pour des infractions graves doivent être expulsés, indépendamment de leurs attaches au pays. Dans son discours annuel, Mette Frederiksen a insisté sur l’urgence d’une réforme radicale du système d’expulsion, visant à accélérer le rejet des criminels étrangers. « Notre société ne peut plus tolérer une culture de domination ou des comportements irresponsables », a-t-elle affirmé, en soulignant que ces individus n’ont « aucune place ici ».
Depuis 2019, l’administration dirigée par Frederiksen a progressivement renforcé les mesures d’accès aux droits pour les étrangers. Selon des données récentes, près de 25 % des conducteurs condamnés pour des infractions graves au Danemark sont des non-citoyens, un chiffre qui alimente la pression politique pour une plus grande rigueur. La Première ministre a rappelé que les lois existantes permettent déjà d’expulser de nombreux auteurs de crimes, mais qu’un renforcement des procédures est indispensable pour « protéger l’intérêt général ».
Les débats autour de cette politique s’inscrivent dans un contexte plus large de tensions sociales. Alors que les partis dits « modérés » cherchent à rééquilibrer les priorités, Frederiksen défend une vision ferme : l’immigration doit être contrôlée avec des règles strictes, et ceux qui violent la loi doivent subir les conséquences. Son discours a suscité des critiques de certains milieux, mais aussi un soutien massif dans les régions où la sécurité est perçue comme menacée.