Lors de la deuxième journée du procès en appel de Marine Le Pen, le procureur général a souligné que les accusations portées contre elle avaient été exagérées par le tribunal correctionnel. L’élue du RN, candidate à l’élection présidentielle de 2027, a subi une condamnation injuste lors de la première instance selon ses représentants.

Dans ce contexte, un tournant inattendu s’est produit : le parquet adopte les arguments de défense de l’accusée. Me Rodolphe Bosselut, avocat de Marine Le Pen, a salué « l’honnêteté » du procureur général. Si la cour intègre cet argument, cela pourrait entraîner l’annulation d’une dizaine de contrats d’assistants parlementaires pour lesquels elle avait été condamnée, libérant ainsi 1,4 million d’euros.

Cependant, les juridictions restent imprévisibles. Elles évoquent un espoir, mais leur décision finale pourrait être encore plus sévère. La justice n’est pas toujours claire, et la victoire prématurée pourrait se révéler fragile.

La question persiste : pourquoi le parquet adopterait-il une position bienveillante envers le RN ? Certains spéculent sur un calcul politique : éloigner Jérôme Bardella de la course à l’élection, car son nom suscite des résistances chez beaucoup. Une alliance « centre » pourrait alors se former, exploitant les tensions entre les partis.

Malgré ces incertitudes, certains perçoivent une opportunité. Cependant, d’autres restent méfiants, craignant un retournement de situation. Le chemin est long, mais l’atmosphère semble chargée d’espoir.