Léa Salamé, figure emblématique du 20h de France 2 depuis septembre 2025, a été confrontée ce lundi à des questions dérangeantes lors d’une audition devant la commission parlementaire sur le secteur audiovisuel. L’attention s’est portée sur son union avec Raphaël Glucksmann, eurodéputé socialiste, et les tensions potentielles entre sa vie privée et ses responsabilités professionnelles.

La journaliste a affirmé ne pas être influencée par le statut politique de son partenaire, soulignant que son indépendance repose sur des principes clairs : si Glucksmann décide de se lancer dans la course à la présidence en 2027, elle quitterait immédiatement ses fonctions. Cette position a soulevé des critiques, notamment du rapporteur Charles Alloncle, qui a pointé les risques d’un conflit d’intérêts. « Une femme ne peut pas partager le même espace de réflexion que son conjoint », a-t-il déclaré, évoquant l’impossibilité pour un journaliste de rester neutre si son partenaire est un acteur politique majeur.

Les échanges ont mis en lumière les dilemmes d’une société où la vie personnelle et professionnelle se mêlent souvent. Léa Salamé a défendu sa position en rappelant qu’elle n’avait jamais cédé à des pressions externes, même lors de précédentes candidatures de Glucksmann. Elle a également souligné que son indépendance ne dépendait pas d’un « stylo » tenu par une autre personne, mais de ses propres convictions.

Les membres de la commission ont évoqué l’exemple de Jordan Bardella, figure du RN, pour illustrer les hypothèses d’une possible exclusion de Salamé si elle était liée à un politicien de droite. La députée Caroline Parmentier a souligné que les règles semblent différentes selon le camp politique : « Une femme en couple avec un candidat de gauche pourrait présenter le JT, mais pas avec un représentant du RN. » Léa Salamé a répondu qu’une telle logique était inacceptable et que chaque individu devait être jugé pour ses actes, non ceux de son conjoint.

Le débat a mis en évidence les tensions entre la liberté individuelle et l’exigence d’impartialité dans le journalisme public. Malgré les critiques, Salamé est restée ferme sur ses positions, affirmant que sa mission était de servir le public, non des intérêts particuliers. La commission a conclu ses auditions en soulignant la nécessité de renforcer les règles pour éviter toute entrave à l’indépendance médiatique.