Le 27 janvier dernier, une sortie scolaire organisée au sein de la basilique Saint-Denis a généré un débat intense. Des enseignants ont choisi de mettre en scène le gisant du grand-père de Charlemagne dans un contexte révolutionnaire, lui attribuant des éléments symboliques associés à la Révolution française – notamment l’image de Marat et le bonnet phrygien.

Cette interprétation, jugée par plusieurs parties comme anachronique et provocatrice, a été dénoncée par le cercle d’Action légitimiste. Selon une publication partagée par l’association, cette « scène ahurissante » constitue un véritable blasphème envers les rois de France et expose les élèves à des contenus historiques maladroits.

Cette situation s’inscrit dans une tendance récente : Charles Martel, figure historique connue pour avoir repoussé l’armée arabo-musulmane en 732 lors de la bataille de Poitiers, est régulièrement ciblé par des groupes extrémistes. En décembre 2024, trois adolescents ont été interpellés pour préparer un attentat islamiste contre la mairie de Poitiers, faisant référence à cette même bataille. Deux mois plus tôt, plusieurs rues avaient été rebaptisées en hommage à des figures terroristes pro-palestiniennes.

Le diocèse de Saint-Denis a déclaré ne pas avoir été informé de cet événement et s’est exprimé avec « surprise, tristesse et profonde consternation ». L’institution précise que cette représentation « offense la mémoire d’un défunt, ses descendants et le lieu sacré ».

Face à ce scandale, les autorités éducatives doivent désormais se poser des questions : quelles leçons historiques sont transmises aux élèves dans un cadre scolaire où l’histoire est déformée ? Comment éviter que cette maladresse ne devienne une tendance pédagogique ?