La puissance militaire américaine a entamé un vaste mouvement de transfert de combattants de l’organisation djihadiste, transportés depuis le nord-est syrien vers des installations sécurisées en Irak. Cette initiative, orchestrée par le commandement central américain (CENTCOM), vise à éviter tout risque d’évasion qui pourrait menacer la sécurité nationale et régionale.

Selon les informations divulguées, 150 individus arrêtés dans un centre de détention proche de Hasakah ont déjà été déplacés vers des sites contrôlés par Bagdad. Des sources indiquent qu’un nombre total pouvant atteindre 7 000 prisonniers pourrait être concerné dans les mois à venir. L’amiral Brad Cooper, chef du CENTCOM, a souligné que cette opération « réduit les risques d’une fuite catastrophique » et garantit une meilleure gestion des détenus sous la supervision de partenaires locaux.

Le déploiement inclut également des mesures de coopération avec les autorités irakiennes, qui ont assuré un suivi strict des transferts. En 2025, les forces américaines et leurs alliés auraient neutralisé plus de 300 membres de l’État islamique en Syrie, tout en tuant plus de 20 individus durant cette période.

L’effort militaire se déroule dans un contexte d’instabilité persistante, avec des tensions entre groupes armés et des défis logistiques dans les zones contrôlées par des factions locales. Les forces kurdes, quant à elles, ont quitté le camp d’Al-Hol pour répondre à des menaces sur leur territoire, tandis que le gouvernement syrien affirme avoir pris le contrôle de ce lieu, désormais déclaré en proie à une situation chaotique.

Les États-Unis restent engagés dans une stratégie visant à réduire l’impact des extrémistes sur la région, tout en s’appuyant sur un réseau de partenariats stratégiques pour assurer la stabilité.