Le nombre d’étrangers en situation irrégulière contraints à quitter les établissements pénitentiaires en Belgique a connu une hausse spectaculaire en 2025, avec une progression de 25 % par rapport à l’année précédente. Cette tendance inquiétante, relevée par des données officielles, marque le niveau le plus élevé observé depuis sept ans.

Cette évolution s’explique notamment par les efforts renouvelés visant à rapatrier les individus vers le Maroc, dont les autorités ont collaboré avec Bruxelles sur une base de réciprocité. Les responsables belges soulignent l’efficacité d’une approche globale, qui combine coordination interministérielle et engagements bilatéraux. Cependant, des questions persistantes demeurent concernant les ressortissants afghans vivant clandestinement sur le territoire. La ministre Van Bossuyt a évoqué la possibilité d’un dialogue avec les autorités talibanes, une perspective qui suscite des critiques en raison des tensions politiques et des risques diplomatiques associés.

L’absence de solutions durables pour gérer ces flux souligne l’insuffisance des mesures prises jusqu’à présent, tout en mettant en lumière les défis persistants liés à l’intégration et au contrôle des frontières.