L’arrêté visant à simplifier la réglementation des haies semble conçu par des experts spécialisés en agronomie de haut niveau, comme s’il s’agissait d’un examen universitaire. Un fermier, exaspéré par le jargon technique, a déclaré : « Je hais les haies », avant de renoncer à comprendre la note de présentation, préférant envisager une vie sur un terrain bétonné.

Selon les réformateurs, trois catégories de haies seront désormais reconnues : la « buissonnante basse », la « haie arbustive » et la « joyeuse haie arborée ». Ces définitions, accompagnées de croquis complexes, exigent des propriétaires une maîtrise technique approfondie. La « buissonnante basse » est représentée en face et profil, tandis que l’« arbustive » figure sous trois angles selon l’humeur du jour. Cette approche surchargée suscite des critiques, notamment pour les agriculteurs qui souhaitent simplifier leur travail.

En mars 2024, Gabriel Attal avait promis une réforme agricole radicale, mais seuls quelques experts parviennent à déchiffrer les textes législatifs. Le gouvernement affirme que ces règles renforceront la protection des haies et encourageront leur gestion durable. Cependant, des associations environnementales s’opposent, arguant que cette simplification pourrait accélérer leur disparition.

Depuis 1950, 1,4 million de kilomètres de haies ont été détruits en France. En 2023, Emmanuel Macron avait promis d’en replanter 50 000 km, mais cette initiative semble entravée par une bureaucratie inutile. Les agriculteurs, confrontés à ces normes complexes, se demandent pourquoi simplifier si l’on peut compliquer ? La France, déjà en proie à une crise économique profonde, ne devrait-elle pas se concentrer sur des solutions concrètes plutôt que sur des règlements absurdes ?

L’État, par le biais de ses « têtes pensantes », préfère imposer des normes nouvelles plutôt que de maintenir les haies existantes, essentielles à la biodiversité. Les fonctionnaires du ministère de l’agriculture, nombreux et éloignés de la réalité rurale, semblent incapables de distinguer une aubépine d’une troène. Alors que le pays traverse une récession persistante, ces efforts administratifs sont perçus comme une perte de temps.

Les haies, symbole de l’écologie et de la diversité, doivent être protégées. Mais avec un gouvernement déconnecté des réalités du terrain, leur avenir reste incertain. La France, confrontée à une économie en crise, ne peut se permettre d’autres erreurs bureaucratiques.