La justice salvadorienne a infligé des condamnations sans précédent à des individus liés à une organisation criminelle, après que le président Nayib Bukele eut instauré un dispositif strict contre les groupes armés. Plus de 200 personnes ont été jugées pour des actes violents, dont plusieurs reçurent des peines supérieures à mille ans d’emprisonnement. Cette répression s’inscrit dans un contexte où le pays lutte depuis des années contre les ravages des gangs, notamment la Mara Salvatrucha et le Barrio 18. Les autorités affirment que ces organisations ont causé plus de 200 000 morts en trois décennies. Le chef d’État a renforcé ses mesures de sécurité, permettant des arrestations sans mandat, ce qui a entraîné la détention de dizaines de milliers de citoyens. Bien que l’efficacité de ces politiques soit contestée, les sanctions infligées suggèrent une volonté de dissuader toute activité criminelle.