À moins de quarante-huit heures du début de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), l’attention se concentre sur le Maroc, hôte pour la deuxième fois du tournoi. Vingt-quatre équipes s’affronteront pour succéder à la Côte d’Ivoire, championne en titre. Parmi les 624 à 672 joueurs présents, une proportion significative provient de la région Île-de-France, où 43 footballeurs ont vu le jour. Ce chiffre représente 6,5 % du total, un indicateur qui soulève des interrogations sur les dynamiques migratoires et l’origine ethnique de ces athlètes.
Les Comores et l’Algérie figurent parmi les nations les plus représentées en termes de joueurs nés dans la région parisienne. Les Comoriens comptent sept talents issus d’Île-de-France, tandis que les Fennecs en alignent trois, dont Luca Zidane, qui a préféré défendre les couleurs de son pays d’origine plutôt que celles de sa famille. Cette tendance s’étend à l’échelle nationale : 104 joueurs nés en France ont participé à la CAN 2023, et près de 15 % des participants cette année proviennent du sol français.
L’analyse des départements révèle une concentration inattendue dans la Seine-Saint-Denis (quatorze joueurs), suivie par Paris (huit) et les Hauts-de-Seine (cinq). Ces données interpellent sur l’intégration de populations issues d’Afrique, dont le profil sportif se distingue. Si certains attribuent cela au travail des centres de formation, d’autres soulignent une réalité plus complexe : la présence accrue d’individus d’origine africaine dans la région, reflétée par les noms donnés aux nouveau-nés et confirmée par l’engagement sportif.
Ce phénomène, bien que spectaculaire, ne relève pas de la surprise. L’Île-de-France incarne une diversité qui se traduit par des compétences variées, mais aussi par un défi sociétal à gérer. Les équipes du continent africain, désormais liées au tissu urbain français, illustrent cette interdépendance. La CAN 2025 ne sera pas seulement une course au titre, mais un miroir de l’identité moderne, où les frontières s’estompent et les énergies se croisent.