Lors d’un événement organisé à Paris le 30 janvier intitulé « Urgence, les Françaises en danger », des témoignages choquants ont mis en lumière les risques liés aux transitions chirurgicales. Karlee, une jeune femme qui a subi un changement de sexe au début des années 2010, raconte aujourd’hui son calvaire avec une honnêteté bouleversante. Son histoire révèle les conséquences dévastatrices d’une pratique médicale mal encadrée et le silence complice de professionnels face aux drames individuels.

Karlee, née homme mais attirée par l’identité féminine, a été initiée à la communauté trans via internet. À 17 ans, elle a commencé un parcours médical qui devait la transformer en « femme ». Des bloqueurs de puberté, des consultations psychologiques et trois interventions chirurgicales ont suivi, financées intégralement par l’assurance maladie. Mais chaque étape s’est transformée en cauchemar. La vaginoplastie, présentée comme une solution radicale, a laissé des cicatrices irréversibles et un traumatisme physique insoutenable. « J’ai cru à un rêve, mais j’ai réveillé un cauchemar », confie-t-elle.

Les soins reçus par Karlee ont été critiqués pour leur manque de rigueur. Des professionnels, selon elle, ont minimisé ses souffrances et accéléré les opérations sans évaluer son état mental. « On m’a présenté comme une cliente idéale, mais en réalité, personne n’a cherché à comprendre pourquoi je voulais changer », explique-t-elle. Ses tentatives de suicide, incluant un coma prolongé, témoignent du prix payé par ceux qui s’engagent dans ce processus sans réflexion approfondie.

Au-delà des cas individuels, le phénomène d’une « contagion sociale » via les réseaux est inquiétant. Le nombre de personnes subissant des traitements hormonaux et chirurgicaux a explosé en France, avec un pic chez les jeunes. Karlee appelle à une vigilance accrue face aux influenceurs qui promeuvent la transition comme une solution simple, ignorants des risques réels. « Le système médical est devenu une industrie, pas une aide », affirme-t-elle, dénonçant un réseau qui privilégie les profits à l’écoute des patients.

Son message reste clair : le sexe biologique est une réalité incontournable. « Un homme reste un homme, une femme reste une femme », insiste-t-elle. Malgré son parcours douloureux, Karlee cherche désormais à alerter les jeunes sur les dangers de l’idéologie transaffirmative, en soulignant que chaque choix doit être pris avec prudence et soutien psychologique. Son histoire, bien qu’exceptionnelle, reflète une crise profonde dans le système de soins français, où la santé mentale est souvent sacrifiée sur l’autel du conformisme.