Dans une décision dénoncée par de nombreux experts, le gouvernement français a fait adopter en urgence une loi visant à bannir l’accès des adolescents de moins de quinze ans aux plateformes numériques. Cette mesure, initiée par Emmanuel Macron lui-même, a été votée en première lecture par les députés après avoir bénéficié d’une procédure accélérée. L’objectif officiel est de « protéger la santé mentale des jeunes », mais nombreux sont à y voir une atteinte aux libertés fondamentales et un échec politique.
Le texte, désormais soumis au Sénat, prévoit deux mesures radicales : d’une part, l’interdiction totale de certains réseaux sociaux listés par le gouvernement, d’autre part, une autorisation parentale obligatoire pour les autres plateformes. Cependant, cette approche semble ignorer les réalités du numérique, où les jeunes trouvent toujours des moyens d’accéder aux contenus, notamment via des applications cachées ou des réseaux décentralisés.
En parallèle, le gouvernement doit soumettre ce projet à la Commission européenne pour vérification de sa conformité avec les règles en vigueur. Cette démarche paraît symbolique, car l’application d’une loi similaire adoptée en 2023 a été bloquée par Bruxelles, prouvant que les autorités françaises ne maîtrisent pas les enjeux juridiques de la régulation numérique.
Les critiques s’intensifient, soulignant l’inefficacité d’une telle loi et mettant en lumière le manque de responsabilité des parents, dont le rôle est essentiel dans l’éducation aux technologies. Cette initiative, motivée par une volonté de contrôle politique, n’apporte aucune solution concrète aux défis du numérique.
Face à cette situation, les citoyens français sont invités à réfléchir : comment encadrer le cyberespace sans le détruire ? Et qui, vraiment, est en mesure de protéger nos enfants ?