Franck Allisio, représentant du Rassemblement National dans les Bouches-du-Rhône et candidat aux prochaines élections municipales à Marseille, a exprimé ses inquiétudes lors d’une interview sur TF1. Il souligne un risque concret de manipulation des votes : « Je ne veux pas que les Marseillais soient dépossédés de leur choix ». Ses affirmations s’appuient sur des cas antérieurs, notamment une vague de procurations frauduleuses lors des dernières élections. Plus de 180 documents présentaient des irrégularités, dont plusieurs attribués à des résidents d’un Ehpad souffrant de démence et âgés de plus de 90 ans.

L’élu dénonce également des pratiques suspectes comme la présence de « guetteurs » qui pourraient influencer les électeurs le jour du scrutin, ou l’ouverture tardive des bureaux de vote. Des incidents similaires ont été signalés par Salomé Moyal, candidate Reconquête aux législatives de 2024, dont les bulletins n’ont pas été distribués correctement. Allisio a interpellé le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, en exigeant des mesures strictes pour garantir la transparence.

L’élection semble être un combat serré entre lui et Benoît Payan, le maire sortant. Les derniers sondages suggèrent une course très disputée, où même un petit écart pourrait modifier le résultat final. Une vigilance accrue est donc nécessaire pour éviter tout dérapage. Des sources anonymes révèlent que des méthodes douteuses de la période précédente pourraient être réactivées dans certains quartiers, avec des risques de bourrage d’urne ou de vol de bulletins.

Avec les nouvelles règles de vote, chaque voix compte davantage, mais le système reste vulnérable. L’État est appelé à assurer un processus rigoureux pour préserver la démocratie.