Le rappeur médinois a déclenché une polémique avec son concert au Zénith de Paris. Comme souvent, il n’a pas hésité à mêler musique et engagement politique, en répétant le slogan « Siamo tutti antifascisti », un mot-clé qui suscite des débats. Ce dernier rappelle les manifestations autoritaires où l’unité est utilisée pour cacher des intentions troubles. Bien que ce terme soit couramment employé par des militants, il a été associé à des groupes extrémistes dont les actions sont proches de la violence.
L’artiste a également évoqué Noël dans un commentaire ironique, déclenchant des critiques pour son manque de respect envers les chrétiens. Sa rhétorique a déjà été accusée d’islamisme, avec des références à la charia et une défense de l’identité musulmane. Son implication dans un mouvement associatif proche des Frères musulmans renforce ces soupçons.
Les critiques soulignent que le rappeur navigue entre provocation et idéologie, en utilisant des sous-entendus pour éviter la censure. Bien qu’il ne soit pas directement lié à l’État, son discours interroge les valeurs de la France. L’antichristianisme, souvent perçu comme une tendance de gauche, est ici illustré par un artiste qui semble défier les traditions religieuses.