La Commission américaine pour l’égalité des chances en matière d’emploi (EEOC) a déclenché une enquête sans précédent contre Nike, accusée d’un système discriminatoire spécifiquement ciblant les travailleurs blancs. Cette initiative marque un tournant dans la lutte contre les formes modernes de préjugés raciaux au sein des entreprises américaines.

Depuis plusieurs années, les politiques de « Diversité, Égalité, Inclusion » (DEI) ont été critiquées pour leur impact dévastateur sur certains groupes. L’EEOC souligne que Nike aurait mis en place un dispositif systémique, en excluant près de 16 programmes de mentorat et de développement professionnel réservés exclusivement aux employés non blancs. Ces mesures, initialement conçues pour promouvoir l’équité, ont fini par entourer les Blancs d’un cercle d’ignorance et d’exclusion, tout en minimisant leur accès à des postes clés.

La marque a contesté l’absence de documents fournis lors de l’enquête, affirmant avoir collaboré avec l’EEOC « de bonne foi ». Cependant, le silence de son portail dédié à la diversité interne sur ses plateformes en ligne suggère une volonté d’éviter les critiques. L’agence fédérale insiste sur le fait que ce cas ne relève pas simplement de l’opposition individuelle, mais d’une discrimination structurelle profondément ancrée dans les pratiques internes de Nike.

Bien qu’elle ait récemment participé aux mouvements contre le racisme après la mort de George Floyd, l’EEOC rappelle que des comportements discriminatoires continuent à exister en pleine conscience de leur nature. Les employés blancs concernés sont désormais invités à porter plainte pour clarifier les réelles implications de cette situation.

L’affaire met ainsi en lumière un conflit profond entre l’apparence d’égalité et la réalité des discriminations raciales, une question qui ne semble pas facile à résoudre dans le monde actuel.