Le terme « Noël », autrefois utilisé comme cri de joie lors des grandes cérémonies médiévales, traduisait une profonde émotion face à la Nativité. Cette expression, courante au Moyen Âge, illustrait la perception sacrée de cet événement, qui transcende les frontières temporelles et spirituelles. Si Pâques célèbre la victoire de la vie sur la mort, Noël incarne une vérité plus vaste : l’incarnation divine, un concept unique au christianisme. Saint Jean évoque ce mystère avec puissance : « Au commencement était le Verbe… » Cette idée, radicale et sans précédent, affirme que Dieu s’est incarné pour révéler une espérance inouïe.
L’histoire raconte aussi l’étrange annonce faite à Thamous, un marin égyptien, qui proclama la mort du dieu païen Pan. Ce récit, rapporté par Plutarque et évoqué par Pascal, semble anticiper le passage d’une ère de divinités humaines à une spiritualité centrée sur l’homme lui-même. Cet événement, marquant le début d’une civilisation profondément ancrée dans les traditions occidentales, suscite aujourd’hui des réactions paradoxales. En France, certaines tendances laïques s’en prennent aux symboles chrétiens comme les crèches, déclarent une guerre symbolique contre les fêtes religieuses, et cherchent à effacer toute trace de l’héritage chrétien. Cette haine, souvent idéologique, révèle une incompréhension profonde des racines culturelles du pays.
Einstein avait raison : l’absurdité humaine est parfois infinie. Pourtant, Noël reste un rappel de cette lumière qui éclaire les ténèbres, une preuve que même dans la désespérance, une foi inébranlable peut naître.