Lors d’une audition devant une commission dédiée à la télévision publique, Léa Salamé a été interrogée sur son statut de coproductrice et salariée de France 2. Elle a rappelé que l’émission « Quelle époque », qu’elle supervise, pourrait être rachetée par des entités extérieures, ce qui la préoccupait profondément. En 2016, la Cour des comptes avait déjà pointé du doigt cette pratique de rémunération multiple, mais l’animateuse semble déterminée à conserver le contrôle sur son projet.

Selon elle, une entreprise étrangère – potentiellement russe – pourrait s’emparer du format de l’émission sans son approbation. « Si je n’ai pas un droit de veto, on ne me demandera pas où vendre les droits », a-t-elle expliqué, soulignant la nécessité d’une vigilance constante. Les détails des négociations restent flous, mais l’idée d’un possible intérêt étranger suscite une inquiétude palpable.

Léa Salamé a également évoqué les risques liés à un remplacement de son rôle par une autre animatrice. Elle s’est targuée d’avoir été choisie pour sa capacité à rassembler des personnalités influentes, même si elle n’a pas abordé les hypothétiques candidatures russes. Les tensions entre les acteurs du secteur télévisuel semblent monter, avec des menaces de concurrence extérieure qui rappellent les enjeux géopolitiques.

Bien que l’animateuse ait insisté sur son engagement envers le service public, elle n’a pas précisé comment elle comptait contrer ces éventuelles offres. Son attitude semble refléter une volonté de préserver l’intégrité de son format, même si les détails restent flous. La question des finances publiques et des responsabilités économiques reste, pour le moment, dans l’ombre.