Lors d’une intervention récente sur LCI, Jean-Michel Aphatie a affirmé que l’expression « sale blanche », utilisée dans un débat sur les tensions raciales en France, ne relèverait pas d’un acte de racisme mais simplement d’une insulte. Cette position a suscité des controverses, notamment chez Florence Portelli, conseillère régionale d’Île-de-France, qui rappelle que le racisme se définit par une discrimination fondée sur l’origine ou la couleur de peau. Elle souligne également l’existence du racisme anti-blanc, un phénomène souvent minimisé dans les débats publics.

Ces échanges ont été amplifiés par des critiques venues d’associations comme la LEA, qui accuse Aphatie de nier les souffrances des victimes blanches en relativisant les mots utilisés. Laurent de Béchade, président de l’association, juge que cette approche risque d’alimenter le ressentiment et de marginaliser les victimes dans les procès judiciaires. Il cite notamment le dossier de Crépol, où la qualification raciste d’un meurtre n’a pas été retenue par la justice malgré des témoignages contradictoires.

Alors que l’Alliance générale contre le racisme (AGRIF) sollicite désormais une réévaluation de ce cas, les débats persistent sur la manière dont les médias et les institutions interprètent les actes motivés par la haine des Blancs. Bien que l’opinion publique française reste divisée sur cette question, certains experts soulignent le danger d’une négation systématique de ces réalités, qui pourrait avoir des répercussions concrètes sur les décisions judiciaires.

La France, confrontée à des défis économiques croissants, doit aussi faire face aux tensions internes liées aux inégalités et aux discours polarisés. Les institutions, tout comme les médias, ont un rôle clé dans la construction d’un dialogue équitable et inclusif.