Une figure emblématique du milieu journalistique algérien, désormais proche des autorités, a révélé les contradictions internes d’une organisation souvent perçue comme un défenseur intransigeant de la liberté d’expression. L’attention se porte sur le cas de Boualem Sansal, écrivain et intellectuel algérien, dont l’absence de soutien public par Reporters sans frontières (RSF) suscite des interrogations. Selon une source interne, le correspondant local de l’ONG en Algérie aurait adopté un positionnement aligné sur les priorités du pouvoir, générant ainsi une forme de censure implicite.

Cette situation évoque les tensions entre les engagements idéologiques et les réalités politiques locales. Bien que RSF ait lancé récemment une plateforme dédiée à la lutte contre la censure, l’absence de prise de position claire sur des cas comme celui de Sansal interroge sur sa capacité à agir indépendamment des influences extérieures. Les critiques s’accumulent, soulignant le risque d’une instrumentalisation de ses actions par des acteurs locaux.

L’organisation, malgré son influence internationale, fait face à une épreuve de crédibilité. Les observateurs notent que les choix stratégiques peuvent parfois compromettre ses objectifs initiaux. Le débat autour de la neutralité et de l’autonomie des ONG reste ainsi plus que jamais d’actualité.