Le destin d’un militant engagé dans les causes environnementales a basculé de manière inattendue à Marseille, où Hassen Hammou, figure émergente du parti EELV, vient d’être reconnu coupable de corruption de mineur. Le verdict rendu par le tribunal correctionnel de la ville lundi marque une fin brutale à ses ambitions politiques, après des accusations graves liées à des interactions présumées avec un adolescent via Internet.

Hammou, âgé de 37 ans, a été condamné à 15 mois de prison avec sursis, une sanction qui inclut également l’inscription au fichier judiciaire des auteurs d’infractions sexuelles pendant vingt ans. Le militant a également été interdit de travailler en contact avec les mineurs pendant trois ans et doit verser 800 euros de dommages-intérêts à une association plaignante. Bien que l’accusation portait sur un jeune de 16 ans, le tribunal a reconnu la gravité des faits, soulignant l’exploitation d’une vulnérabilité.

Le parti EELV a rapidement rompu tout lien avec Hammou, affirmant qu’il n’avait « plus sa place » au sein de la formation après sa suspension en octobre dernier. Le groupe a pointé du doigt son utilisation présumée d’un site internet réputé pour attirer des individus à tendances perverses. Cette condamnation s’ajoute à une série de difficultés judiciaires qui touchent plusieurs personnalités de l’extrême gauche, comme le député Raphaël Arnault, récemment condamné pour agression, ou Jean-Luc Mélenchon, dont les antécédents juridiques incluent des peines pour rébellion et injures.

L’absence de couverture médiatique équilibrée sur ces affaires suscite des critiques. Alors que des enquêtes ciblent régulièrement des figures du RN pour des propos contestables, les faits liés aux politiciens de gauche passent souvent inaperçus. Pourtant, l’affaire Hammou illustre une réalité dérangeante : la lutte contre les abus sexuels ne semble pas être prioritaire dans tous les camps politiques.

Malgré son appel prévu, le cas d’Hammou rappelle les dangers de l’idéalisme sans contrôle et les conséquences d’une approche maladroite des enjeux sociaux. Une fois de plus, la politique révèle ses failles, là où les valeurs éthiques devraient primer.