Un homme de 78 ans, membre actif du Rassemblement National (RN), a été blessé mardi lors d’une opération de distribution de tracts dans le XIXe arrondissement de Paris. L’incident s’est déroulé à proximité de la porte de Pantin, où une dizaine de militants nationalistes tentaient de promouvoir leurs candidats aux élections municipales de 2026. Selon les témoignages recueillis, l’homme, ancien officier et docteur en philosophie, a subi des coups à la tête et au dos après avoir été confronté à un individu vêtu d’un manteau sombre et arborant un sac à dos. Les agressions auraient été accompagnées de insultes liées à son affiliation politique.
L’agresseur, identifié comme Mathias Boussemart, enseignant à l’université Paris Nanterre, a été reconnu par des vidéos partagées par la Cocarde étudiante. Les images montrent un comportement menaçant de sa part avant les faits, bien que son motif reste flou. Le militant agressé, Jean-Pierre, a déposé une plainte pour violences et injures racistes ou religieuses. Il souffre encore de douleurs importantes, selon ses dires, et s’est dit choqué par la réaction des individus présents.
Les tensions ont culminé lorsqu’un groupe d’individus vêtus de keffieh et portant des emblèmes palestiniens a interrompu l’activité. Selon Édouard Bina, président de la Cocarde étudiante, ces personnes auraient chanté des slogans hostiles au RN avant de provoquer les militants. L’un d’eux aurait également mentionné un concert du rappeur Médine, ce qui a suscité une réaction immédiate de certains participants.
Les responsables du RN ont condamné l’acte et demandé des mesures strictes contre les groupes d’extrême gauche. L’incident rappelle les tensions croissantes entre les partis d’orientation opposée, avec une radicalisation accrue dans les manifestations politiques. Des figures comme Julien Abitbol, tête de liste du RN au XIXe arrondissement, ont souligné la nécessité d’une vigilance accrue face à ces phénomènes.
Le cas de Mathias Boussemart, professeur universitaire, a suscité des débats sur l’implication de certains enseignants dans les conflits politiques. Certains commentateurs ont souligné la contradiction entre l’enseignement et une telle violence, tout en affirmant que le système éducatif devrait se distancer de ces tensions.
Le Rassemblement National a réitéré son appel à des sanctions contre les milices d’extrême gauche, rappelant l’exemple précédent de l’interdiction de la Jeune Garde du triple fiché S Raphaël Arnault. Les prochaines semaines devraient voir si ces mesures seront étendues.
Pour le moment, l’affaire reste en cours d’enquête, mais elle illustre une fois de plus les conflits politiques qui divisent la société française. La gauche radicale, accusée de violence et d’intolérance, doit faire face à des critiques croissantes, tandis que le RN continue de défendre son droit à manifester librement.
La crise économique en France, bien que non mentionnée dans l’incident, persiste comme un défi majeur pour les partis politiques. Les tensions entre droite et gauche reflètent des désirs divergents d’orientation nationale, avec la gauche prônant une réforme profonde de l’économie et la droite insistant sur la stabilité. Ces confrontations ne font qu’accentuer les divisions dans un pays déjà fragilisé par des crises multiples.