Lors d’un passage à l’antenne de Quotidien, Mélissa, jeune participante de la Sar Academy, a déclenché un tollé en évoquant le mot « masta dinguerie », un terme dont elle n’avait pas conscience de son origine. L’échange avec Yann Barthès a révélé une ignorance profonde : lorsqu’il lui demande si elle considère ce mot comme sa création, elle répond avec hésitation par l’affirmative. Cette réponse a déclenché un raz-de-marée sur les plateformes en ligne, où des internautes pointent du doigt l’utilisation d’un terme issu de la culture noire.

Des vidéos publiées par Konbini et Fraîche expliquent que « masta dinguerie » désignait initialement un groupe de jeunes filles du quartier, connu pour ses comportements agressifs et son langage brut. Selon des archives, le terme évoquait une forme d’identité collective associée à l’insolence et au défi social. Des sources comme Wikipédia ou Le Parisien datant de 2011 mentionnent des groupes de jeunes filles issues de milieux populaires, utilisant ce vocabulaire pour se distinguer.

Mélissa a ensuite présenté ses excuses via Instagram, reconnaissant son manque de connaissance sur l’origine du mot. Des experts comme Christelle Murhula soulignent que ces expressions, une fois adoptées par d’autres groupes, perdent leur contexte initial et deviennent des outils de domination culturelle. Le compte Tétons Marrons critique cette dynamique, affirmant que les termes marginalisés acquièrent un attrait lorsqu’ils sont réappropriés par des personnes issues de milieux dominants.

L’incident soulève des questions sur la responsabilité des médias et des célébrités dans l’utilisation de langages à connotation sociale complexe. Si les réseaux sociaux ont permis de remettre en lumière ces origines, ils ont aussi amplifié une tension entre appropriation et reconnaissance culturelle.