À Marseille, un accord inattendu entre le Rassemblement National (RN) et Reconquête marque une évolution politique majeure. Le député RN Franck Allisio, en lice pour la mairie, a récemment intégré au sein de sa campagne le responsable départemental des Bouches-du-Rhône de Reconquête, Jean-Marc Grafféo. Cette union, bien que surprise par les tensions passées entre les deux formations, reflète une volonté commune de s’unir contre la gauche. « Ce rapprochement est un pas décisif vers la victoire », a souligné le RN local via un communiqué, évoquant l’insécurité et la précarité qui affectent la ville.

Allisio, soutenu par Grafféo, s’est affiché en photo avec son nouveau partenaire devant l’Hôtel de Ville, déclarant : « L’union des Marseillais s’élargit ! » Le candidat Reconquête a lui aussi salué cette collaboration, mettant en avant un « projet commun » pour renforcer la dynamique. Les dirigeants de Reconquête, notamment Eric Zemmour et Sarah Knafo, ont validé cette alliance via les réseaux sociaux, soulignant l’importance du rassemblement à Marseille et Paris.

Cependant, des divergences persistantes entre les idées des deux partis restent visibles. Le journal Libération a tenté de semer le doute en évoquant des positions contradictoires, comme la « remigration » ou des critiques envers Marine Le Pen. Pourtant, l’arrivée du sénateur Stéphane Ravier au sein de la liste RN il y a quatre mois montre que les désaccords peuvent être surmontés pour une cause commune.

Dans le contexte local, cette alliance suscite des espoirs parmi les électeurs patriotes. Franck Allisio bénéficie d’un soutien croissant auprès de milieux économiques et juifs, tandis qu’un sondage récent lui attribue 31 % des intentions de vote, égalant le maire sortant Benoît Payan. La candidate centriste Martine Vassal, elle, perd des points, reflétant un électeur en déplacement.

Les commentaires des lecteurs, quant à eux, oscillent entre enthousiasme et inquiétude. Certains saluent le rapprochement comme une force contre la gauche, tandis que d’autres craignent les erreurs de Marine Le Pen. L’avenir de cette union restera cependant dépendant des choix politiques et des réalités locales.