Le groupe politique des Patriotes pour l’Europe, troisième force au Parlement européen, a déposé une action judiciaire contre la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) en raison de la signature de l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur. Jean-Paul Garraud, élu du Rassemblement National, accuse la Commission européenne d’avoir violé les traités en fragmentant le texte pour contourner les États membres et imposer un accord rejeté par plusieurs populations. Il dénonce notamment l’impact sur les agriculteurs européens, une préoccupation partagée par Jordan Bardella, qui qualifie la décision de « jour sombre pour l’agriculture française ».

Cependant, cette démarche juridique intervient après trois ans de négociations, suscitant des doutes quant à son timing. Certains observateurs jugent qu’elle sert davantage une stratégie médiatique que véritable engagement. Loin de se distinguer par une critique rigoureuse, le groupe a été critiqué pour son rôle passif lors de débats majeurs comme la « négociation verte » ou la directive sur l’accès aux données électroniques (DSA), dont les implications libertaires sont controversées.

Le conflit interne au sein des partis souverainistes, notamment entre des figures comme Philippot et Dupont-Aignan, souligne une fragmentation qui affaiblit leur position face à la machine institutionnelle européenne. En somme, cette initiative, bien que symbolique, ne semble pas résoudre les défis profonds liés aux choix économiques et sociaux de l’Union.