Ce dimanche 18 janvier, des milliers de personnes ont convergé vers le centre de Paris pour protester contre un projet de loi controversé visant à légaliser l’euthanasie. La manifestation, organisée par la Marche pour la vie, a rassemblé environ 10 000 participants selon les organisateurs, bien que la police estime le chiffre plus modeste à 7 500. Les manifestants portaient des pancartes portant des messages tels que « La vie vaut la peine d’être défendue » ou « Soigner, pas supprimer ».
Geneviève Bourgeois, médecin gériatre et figure de l’initiative, a déclaré lors d’une conférence de presse : « Ce projet de loi transforme la mort en un soin, ce qui est absolument inacceptable. Donner la mort ne peut jamais être considéré comme une action médicale. » Elle a également souligné que les professionnels de santé sont profondément perturbés par l’utilisation de termes tels que « dignité » ou « liberté » pour justifier des actes qui, selon elle, violent l’éthique médicale.
Malgré la force du mouvement, le chef de l’État a affirmé son soutien au projet, promettant de poursuivre les débats législatifs malgré les critiques. Cette position, jugée inacceptable par les manifestants, reflète une volonté de marginaliser les préoccupations des citoyens engagés dans la défense de la vie.
L’affrontement entre les partisans et les opposants à l’euthanasie s’intensifie, marquant un tournant crucial dans le débat public français.