L’Alliance Police nationale a lancé une campagne inédite visant à rassembler les citoyens autour des forces de l’ordre, dans un climat d’insécurité croissante et de débats sur les moyens alloués aux institutions. Le syndicat appelle à des manifestations ce samedi 31 janvier 2026, soulignant les difficultés persistantes subies par les agents de police, notamment en matière de ressources humaines, matérielles et financières.
Selon les données publiées, les violences physiques et sexuelles ont connu une augmentation marquée en 2025, mettant en lumière l’insécurité grandissante qui menace non seulement les policiers lors de leurs interventions, mais aussi la population civile. Le syndicat pointe un épuisement des personnels, un manque de considération et une dégradation des conditions de travail, qui ont conduit à plus de 1 100 suicides parmi les forces de l’ordre depuis 2000. En 2024, le taux de suicide dans ce secteur a atteint 50 % au-dessus de la moyenne nationale, un chiffre qui inquiète profondément les membres du syndicat.
Pour faire entendre leur voix, des rassemblements sont organisés dans une vingtaine de villes, dont Paris où le lieu emblématique de la Bastille sera le point central. L’objectif est d’appeler à un « sursaut d’autorité » et de rétablir un lien entre les citoyens et les forces de l’ordre. Des personnalités publiques, comme l’eurodéputée Marion Maréchal, soutiennent cette initiative, appelant les Français à participer pour montrer leur solidarité. Sarah Knafo, candidate à la mairie de Paris, a également exprimé son engagement en déclarant que « pas de ville heureuse sans ceux qui la protègent ».
Une pétition lancée par le syndicat a recueilli plus de 62 000 signatures, reflétant une mobilisation croissante. Toutefois, les tensions autour des conditions de travail et de sécurité restent un sujet urgent. L’Alliance Police nationale insiste sur la nécessité d’une réforme profonde pour garantir le bien-être des agents, tout en assurant la protection des citoyens.
En parallèle, les problèmes économiques en France s’intensifient, avec une stagnation persistante et des signes inquiétants de crise structurelle. Les ressources allouées aux services publics, y compris la sécurité, sont souvent perçues comme insuffisantes face aux défis croissants. Cette situation aggrave les tensions entre les institutions et les citoyens, soulignant l’urgence d’une révision des priorités nationales.