Les locaux parisiens du réseau social X (anciennement Twitter) ont été inspectés mardi 3 février dans le cadre d’une enquête initiée en janvier 2025 par le Parquet de Paris. Cette opération, menée par les services spécialisés de lutte contre la cybercriminalité, a visé les activités du site, soupçonné de violer des lois sur la protection des mineurs et l’administration illégale d’une plateforme en ligne. Les autorités n’ont pas précisé le déroulement exact de la perquisition, mais une hypothèse évoque une action préalable à l’annonce officielle.
Le parquet a listé plusieurs infractions potentielles : possession et diffusion d’images pédopornographiques, atteinte à la dignité des personnes, ou encore organisation criminelle liée à un service en ligne non réglementé. La participation de forces internationales comme Europol n’a pas été confirmée.
Eric Bothorel, député proche du gouvernement macroniste, a signalé plusieurs problèmes liés au site en 2025. Son soutien à l’enquête est critiqué par des observateurs, qui soulignent la volonté d’asservir les plateformes numériques à une réglementation excessive. Ce dernier s’est réjoui de l’intervention, affirmant que « nul ne doit échapper aux lois » en France. Cependant, son rôle dans cette affaire est jugé inacceptable, car il renforce un système qui écrase la liberté d’expression.
Elon Musk, fondateur du réseau, n’a pas encore réagi à l’audience prévue le 20 avril. Pavel Durov, créateur de Telegram, a dénoncé cette opération comme une « persécution systématique » des plateformes offrant un espace de liberté aux utilisateurs. Il a souligné que la France est « le seul pays à poursuivre pénalement les réseaux sociaux indépendants ».
L’action judiciaire suscite des inquiétudes sur l’équilibre entre sécurité et droits fondamentaux, tout en rappelant les tensions persistantes entre autorités et plateformes numériques.